La Justice de l’Inconscient
Le livre : Fräulein Löwenstein, une très jolie jeune femme qui animait un cercle spirite, est retrouvée morte chez elle, dans une pièce fermée de l’intérieur. Une note griffonnée laisse penser à un suicide. Pourtant, les indices déroutants s’accumulent : l’arme du crime, un pistolet, reste introuvable; aucune trace de la balle n’est retrouvée durant l’autopsie... Serait-ce l’intervention d’un esprit maléfique ? L’inspecteur Reinhardt demande à son ami Max Liebermann de l’aider à résoudre cette épineuse affaire, en faisant appel à ses talents de psychanalyste. Il s’oppose par là à son collègue et rival, qui prône plutôt l’intimidation des suspects que l’exploration de l’inconscient... Un choix qui ne mène pas forcément aux bonnes pistes.
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En plein cœur de l’hiver sibérien de 1902, un serial killer entame une déconcertante campagne de meurtres dans la ville de Vienne. Mutilations obscènes, penchant pour les symboles ésotériques et victimes choisies apparemment au hasard en sont les principales caractéristiques. L’enquête mène l’inspecteur Oskar et son ami le Dr Max Liebermann au sein des sociétés secrètes de Vienne - le monde ténébreux des érudits littéraires allemands, des théoriciens et des scientifiques adeptes des nouvelles théories évolutionnistes venues d’Angleterre. Au premier abord, le comportement énigmatique du tueur demeure imperméable à toute interprétation psychanalytique... Mais il devient peu à peu évident pour Max qu’un raisonnement cruel et invraisemblable guide les actes de ce dernier.
Le héros : Max Liebermann, jeune psychiatre, disciple de Freud et pianiste à ses heures, enquête avec son ami Oskar Rheinhardt, inspecteur de police et... chanteur lyrique amateur. Qu’il résolve le meurtre inexpliqué d’un médium ou traque un serial killer, ses connaissances sur l’inconscient l’aident à résoudre les énigmes les plus étranges. Son sens de la déduction allié à la psychanalyse, science naissante dont il est un défenseur passionné, lui permettent de remonter les pistes les plus obscure. La ténacité de Rheinhardt fait le reste. A eux deux, aucune enquête ne leur fait peur.
Pourtant, rien ne prédisposait Max Liebermann à cette carrière de "psychiatre détective". Son père avait pour lui d’autres projets et espère encore le voir revenir vers la florissante entreprise familiale de textile.
Mais Max est un jeune homme moderne et libre qui trace patiemment sa route loin de carcans imposés par sa famille et par sa discipline, la psychiatrie, à l’égard de laquelle il n’hésite pas à se montrer critique, au risque de déplaire à ses confrères. Esprit frondeur, ouvert aux idées nouvelles, Max Liebermann est un praticien tourné vers l’avenir, un détective aux méthodes scientifiques, représentatif de ce tout jeune xxe siècle dans lequel sa génération a mis tant d’espérances.
Le contexte : Entre 1902 et 1914, une ère d’activité sans précédent dans le monde de la philosophie, de la science et des arts, secoue la capitale autrichienne. Les cafés de Vienne deviennent les hauts lieux de débats de société. Les connaissances scientifiques se développent et se modernisent, la psychanalyse fait son apparition. Des petits groupes de docteurs se retrouvent en secret pour discuter de leurs découvertes révolutionnaires sur les parts les plus sombres de la nature humaine. Les psychologues commencent à établir des profils-type de criminels. Mais c’est aussi l’époque de la montée de l’antisémitisme, qui affecte l’Europe toute entière.
En ce début de XXe siècle, Vienne est en pleine effervescence culturelle, artistique et scientifique. Centre nerveux de l’empire austro-hongrois, la capitale des Habsbourg vit son âge d’or et rayonne sur toute l’Europe. Dans les hauts lieux de la ville et dans les cafés où l’on défait et refait le monde, on peut croiser artistes, écrivains, esthètes et scientifiques. Parmi eux, Freud, Schonberg, Klimt et bien d’autres. Partout, la ville du Beau Danube bleu raisonne des airs de Chopin, Brahms ou Schubert et les deux héros de Frank Tallis n’échappent pas à la passion dévorante des Viennois pour la musique, eux qui se retrouvent régulièrement pour chanter et jouer du piano.
Le bouillonnement culturel est permanent et c’est dans ce contexte propice que les ouvrages de Sigmund Freud, en particulier L'interprétation du rêve, sont publiés. Celui dont les théories vont révolutionner la compréhension de la psychologie humaine provoque alors plus de défiance que d’adhésion mais rencontre au fil des années des disciples de plus en plus nombreux. Son étude de l’inconscient ouvre de nouvelles perspectives dont Max Liebermann sait faire bon usage aussi bien dans son travail de psychiatre que pour venir à bout des énigmes criminelles que lui soumet son ami Oskar.
Frank Tallis : Né le 1er septembre 1958 à Londres, psychologue clinicien, spécialiste des troubles obsessionnels, Tallis se lance en 2005 dans le roman policier historique avec les Carnets de Max Liebermann. Cette série policière a pour héros l’inspecteur Oskar Rheinhardt, de la police viennoise, et son ami et acolyte, le psychiatre Max Liebermann, dont les enquêtes se déroulent dans la Vienne impériale au tournant du siècle.
