Si c’est un Homme

sicestunhomme

  commander  amz 1 


Le livre : - Présentation d’Angelo Rinaldi -
"On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce. C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur. Peu l’ont prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité."

Acheter
achat amz
- Présentation de Paul Klein -
"Ce livre est sans conteste l’un des témoignages les plus bouleversants sur l’expérience indicible des camps d’extermination. Primo Levi y décrit la folie meurtrière du nazisme qui culmine dans la négation de l’appartenance des juifs à l’humanité. Le passage où l’auteur décrit le regard de ce dignitaire nazi qui lui parle sans le voir, comme s’il était transparent et n’existait pas en tant qu’homme, figure parmi les pages qui font le mieux comprendre que l’holocauste a d’abord été une négation de l’humain en l’autre. Si rien ne prédisposait l’ingénieur chimiste qu’était Primo Levi à écrire, son témoignage est pourtant devenu un livre qu’il importe à chaque membre de l’espèce humaine d’avoir lu pour que la nuit et le brouillard de l’oubli ne recouvrent pas à tout jamais le souvenir de l’innommable, pour que jamais plus la question de savoir "si c’est un homme" ne se pose. De ce devoir de mémoire, l’auteur s’est acquitté avant de mettre fin à ses jours, tant il semble difficile de vivre hanté par les fantômes de ces corps martyrisés et de ces voix étouffées.

Primo Levi : Né le 31 juillet 1919 à Turin et décédé le 11 avril 1987 dans cette même ville, il est l'un des écrivains italiens les plus célèbres parmi les survivants de la Shoah. Juif italien de naissance, docteur en chimie, il devint écrivain afin de montrer, transmettre et expliciter son expérience concentrationnaire dans le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz, où il fut emprisonné à Monowitz au cours de l’année 1944.
Des 650 Juifs italiens enfermés à Auschwitz comme lui, une vingtaine seulement reverra l’Italie.