Julius Evola
Le livre : La doctrine du "corps immortel"
A l’enseignement traditionnel concernant l’immortalité correspond la doctrine du "triple corps" — ou, plus simplement, du corps immortel — sur laquelle nous allons nous arrêter brièvement. Précisons immédiatement que le terme «corps» est employé ici d’une façon analogique pour désigner de nouvelles formes de conscience et d’action que le Moi peut faire siennes, en vertu de possibilités qui, toutefois, dépassent le commun des mortels.
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De sorte que la doctrine en question — comme toute doctrine ésotérique — ne peut être considérée comme vraie que dans le cadre propre à l’aristocratie restreinte de ceux qui sont parvenus à fouler le sentier de l’initiation. En parler à propos de l’homme ordinaire n’aurait aucun sens : pour lui n’existent ni les trois, ni les sept, ni les neuf corps — pour lui n’existe tout simplement que son propre état humain de conscience conditionné par sa relation réciproque avec l’organisme physique, et c’est tout.
Julius Evola : Né à Rome le 19 mai 1898 et décédé dans la même ville le 11 juin 1974, Julius Evola était un philosophe réactionnaire italien. Il se lie à un groupe d’ésotéristes romains, le "groupe d’Ur", groupe de recherche dont l’objectif est d’étudier "les doctrines ésotériques et initiatiques avec sérieux et rigueur." Il demeure un penseur de référence pour les nouvelles droites italienne et française. Il s’oppose radicalement à l’évolutionnisme. Pour lui, l’homme ne s’élève pas de l’animal au surhomme, mais au contraire descend du divin et chute dans le règne du matériel.
- Julius Evola un samouraï de la pensée par Jean Biès -
"Pour lui, l’État est le principe masculin et spirituel auquel répond le principe féminin et matériel qu’est la Société. Un «État organique» comme il le souhaite est pour lui le contraire de l’État totalitaire qu’il voit naître de la démocratie. La seule vraie révolution est celle d’en haut. Démographie, historicisme, militarisme, «guerre occulte», maçonnerie laïque, catholicisme progressiste, américanisme et bolchevisme sont autant de facettes de la subversion mondiale. Mais les conditions nécessaires à une authentique réaction contre-révolutionnaire semblent à Evola présentement inexistantes." - cf : 3e millénaire -
