Julie Conton

ogham

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Le livre : L’Oracle des Druides
L’Ogham connut différentes fonctions à travers les siècles. Comme le montrent toutes les inscriptions qui nous sont parvenues, ce fut un alphabet, une écriture permettant de transcrire des informations de manière durable.
L’Ogham était donc une écriture secrète entre druides et initiés et aussi un langage des signes.  Ces lettres étaient investies d’un caractère sacré et l’enseignement contenu dans chacun de ces symboles, en relation avec les arbres, permettait un usage oraculaire et magique.

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Les druides avaient recours aux oghams pour communiquer avec l’invisible.
Cette dimension symbolique et magico-religieuse est sans doute très ancienne, bien plus encore que les inscriptions retrouvées dans la pierre, tracées tardivement dans le but de conserver la mémoire des défunts.

Un ensemble de symboles sacrés à usage oraculaire

Avant d’être devenues de véritables lettres alphabétiques, les entailles oghamiques possédaient une valeur occulte. Chaque signe correspondant à un arbre ou un végétal, les oghams étaient primitivement des symboles sacrés utilisés dans un but magique, incantatoire ou divinatoire. Cet ensemble de symboles est en cela très comparable aux runes germano-scandinaves. Chez les Irlandais, crannchur, qui signifie «lancement du bois», veut dire «consulter le sort». Le mot crann, seul, peut signifier le «sort», il a pris le sens de «destinée». De même en Gallois, coebren, qui signifie mot à mot «bois à pronostic», désigne aussi le sort, le destin. Ce vocabulaire mêlant destinée et bois renvoie clairement à l’usage oraculaire très ancien de l’Ogham.
Les anciens récits évoquent souvent cette utilisation ésotérique. Dans le récit Tochmarc Etaine, «la demande en mariage d’Etain», le druide du roi Eochaid utilise l’Ogham pour découvrir où se trouve sa femme Etain. Il coupe ainsi quatre branches d’if, y grave les oghams, et grâce à «ses clefs de science», il sait qu’elle se trouve dans le palais de Midir, à Bri Leith. Pour la divination, les oghams étaient gravés sur des baguettes que l’on jetait ou tirait. Elles étaient taillées en particulier dans certaines essences : le noisetier, symbole de connaissance, science et sagesse, le bouleau, en contact avec les secrets de la naissance et de la vie, l’if, en affinités avec les secrets de la mort et de l’Au-delà, et le sorbier, arbre de la magie druidique.
Lee symbolisme de l’Ogham constituait un support mnémotechnique permettant de synthétiser la philosophie et les enseignements des druides.

Julie Conton : Née en 1973 à Talence, elle passa son enfance et adolescence à l'île de la Réunion et au Maroc, et fait deux années de khâgne et d'hypokhâgne au lycée Henri IV à Paris. Depuis l'adolescence, elle s'intéresse à la psychologie, au symbolisme, à l'ésotérisme, aux différentes mythologies et voies spirituelles. Après une maîtrise de lettres modernes à la Sorbonne (université Paris IV), elle enseigna pendant neuf ans. Elle se consacre désormais à l'écriture.


 
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