Amandine Marshall
Le livre : Il n’y a pas de société, pas de famille, pas de reconnaissance sociale sans enfant.. La façon dont les enfants étaient perçus, intégrés et élevés au
sein de la famille et de la communauté établit les fondements même de la société égyptienne.
Si la vie quotidienne des jeunes Egyptiens ayant dépassé le stade de la petite enfance est le propos
central du livre, il ne sera toutefois pas question d’une plongée dans leur univers. En effet, les sources antiques émanent principalement d’adultes masculins peu enclins à s’intéresser à la condition
d’enfant.
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Le ressenti des jeunes Egyptiens et tout ce qui se rapporte à la sphère affective ne pourra donc jamais être déduit des sources. En revanche, la confrontation de quelque 6 600 documents établis sur une période
de 3 500 ans aboutit à une réflexion plus générale sur la perception de l’enfant dans la civilisation égyptienne.
Quels enseignements peut-on tirer de la façon dont l’enfant était représenté
dans l’iconographie ? Comment était-il considéré par ses aînés ? Quels étaient ses rapports avec le monde adulte ? Quel était le quotidien d’un fils d’artisan ? Quel était celui
d’un fils de fonctionnaire ? Quels jeux et jouets divertissaient les enfants ? Les enfants étaient-ils vraiment. enrôlés très jeunes dans l’armée comme plusieurs textes le soulignent ? Quels moyens étaient
engagés pour protéger les enfants des maladies, des démons et des revenants ? L’enfant avait-il un statut particulier au regard de la loi, de la société et à celui de l’Etat égyptien ?
Richement documenté et illustré par presque deux cents planches et dessins, cet ouvrage offre un éclairage inédit sur l’enfance en Egypte ancienne.
Amandine Marshall : Née le 29 novembre 1980, égyptologue, archéologue, elle a participé à de nombreuses campagnes de fouilles en France, en Égypte, en Grèce et en Angleterre. En parallèle,
elle s’adonne à son autre passion, l’écriture et publie plusieurs livres sur l’antiquité.
